Choeur Coràson
Vendredi 26 juin - Passage Cahours à 19hLe Bal Suspendu – Choeur Coràson, 2026
Direction Sarmad Khoury
Voici la bande sonore d’un monde dont la marche s’enraye. Musique d’un bal et d’un café-concert promis au rire et à la joie, soudainement interrompus par le fracas d’une première guerre mondiale qui ne sera pas la dernière.
Légère, joyeuse et insouciante, voilà que la danse se déchaîne, devient infernale, brutale. Les êtres s’enfuient comme poussés à l’intérieur d’eux-mêmes, quittent les champs qu’ils cultivent et les lieux qu’ils habitent pour s’enterrer dans les tranchées.
Après la fureur, que devient la légèreté et que fait-on du souvenir ?
Ainsi, bien au-delà du cadre temporel de la Belle Époque, des années folles et des guerres mondiales, le bal suspendu est la métaphore de la légèreté des êtres heureux et de l’irruption renouvelée de l’insoutenable dans nos existences.
Leur programme :
Le bal suspendu
La Belle Époque
– Erik Satie : Je te veux* (1903) 4:30
– Poldowski : L’heure exquise* (1913) 2:50
– Georges Millandy : Quand je ne t’aimerai plus, extrait des Frêles Chansons (1908) 2:30
– Paul Delmet : L’Étoile d’amour (1899) 2:30
– Erik Satie : Tendrement* (1902) 3:30
– Erik Satie : Chez le docteur (1905) 3:45
Dernière danse et départ des marins
– Paul Ladmirault : Le Batelier*, extrait des Chansons écossaises (1931) 3:00
– Thierry Machuel : J’aime tout ce que la mer abandonne (2008) 3:00
Au pays là-bas
– Javier Busto : A tu lado (2003) 2:50
– Jean-Baptiste Oliero / René Abjean : An hini a garan* (1908) 4
– Joseph Canteloube : Malurous qu’o uno fenno* – extrait des Chants d’Auvergne (1923-1930) 1:30
– trad. La Dama d’Arago* 3
Ceux qui restent
– Gabriel Fauré : Ici-bas* (1877) 2:00
– Madeleine Dubois : Spleen* (1915) 3:00
– Paul Hindemith : Puisque tout passe (1939) 1:00
– Julien Joubert : Va, Chanson, à tire-d’aile 2:50
– Eleanor Daley : In Remembrance (1993) 3:00
– Traditionnel suédois : Livet en gåta 2:30
* Arrangement pour choeur : Sarmad Khoury